janvier 2010 archive

Post-démocratie?

Selon Colin Crouch un sociologue anglais, la démocratie ne serait pas applicable au-delà des espaces nationaux. Du coup c’est à une régression de la démocratie que l’on assisterait, une dé-démocratisation. Le pouvoir d’entreprises multinationales se substituerait aux pouvoirs démocratiques. Il y a là « un plafond de verre » de la conscience des intellectuels. Dans l’évolution des niveaux de conscience humaine et des niveaux de civilisation ( théorie de l’évolution humaine de l’humanisme méthodologique) on peut envisager quatre conceptions de la démocratie.

Le niveau archaïque dominé et régi par les affects. La démocratie serait l’imposition de la volonté du peuple à l’encontre de pouvoirs oppresseurs. Un pathos pour répondre à un pathos dans l’affrontement des volontés de puissance. On sait que la démocratie ainsi définie l’est par quelque « avant garde » quelque peu ventriloque qui fait parler le peuple jusqu’à s’approprier sa voix et sa volonté. On a appelé cela démocraties populaires.

Le niveau primaire l’univers des faits et des interactions. La démocratie est l’organisation collective, la cogestion opérationnelle, la co-opération qui fait l’objet de bien des expériences participatives. Limitée au champ des enjeux et des occupations collectives elle se traduit par une co-ordination qui réclame une cohérence vite confiée aux experts à tel point que les simulacres ne sont pas rares. Une véritable démocratie supposerait une capacité de compréhension mutuelle qui dépasse le niveau factuel.

Le niveau secondaire, celui des représentations idéelles. La démocratie est la caractéristique d’un système politique basé sur une représentation de l’Etat et de la citoyenneté. C’est une notion de type juridique qui se traduit par un système formel que les élections représentent le plus souvent avec les délibérations sensées permettre à chaque citoyen de forger son opinion en conscience. Le problème est ici que, à l’âge des représentations (mentales), celles-ci semblent constituer le champ indépassable de la conscience. L’identification des Etats nations et de leur territoire matérialisent ce qu’une carte de géographie représente. Un découpage de l’espace devenu espace politique, dessine les champs de la loi démocratique qui s’y fonde totalement, exclusivement. Déjà dans un pays comme la France qui a poussé très loin le formalisme des idées, il est difficile d’intégrer l’existence de régions comme espace démocratique. On voit bien comment le niveau national s’impose sans cesse. Il lui est difficile aussi d’intégrer un niveau supérieur comme l’Europe sans tomber dans l’idéalisme généralisé de l’espace universel régit par les idéaux français. Du coup ce qui « dépasse l’entendement » et ses frontières matérialisées est vécu comme un trouble régressif. C’est effectivement le cas dans les espaces moins verrouillés que les Etats nations, et pour cause.

Le niveau tertiaire, celui des communautés de Sens. C’est le niveau de conscience qu’aborde la mutation de civilisation à l’âge de maturescence ( hominescence dit Michel Serres ), l’âge du Sens. Les affaires humaines, seuls enjeux démocratiques évidemment, n’existent que dans l’espace des communautés humaines. Or ces espaces ne répondent pas à la topologie cartographique et ses frontières d’exclusion inclusion. A l’heure d’Internet c’est de plus en plus évident mais cela a toujours été comme ça. La démocratie ne peut se définir par un système formel (même si elle en emprunte la médiation de façon contingente). Elle se fonde dans les enjeux et les modalités existentielles donc culturelles d’une communauté humaine (de nature humaine). C’est la question de la gouvernance communautaire qui est posée. La réponse démocratique suppose une prise de position axiologique c’est-à-dire en référence au bien. L’humanisme méthodologique montre comment le Sens du bien commun vient parmi d’autres Sens poser l’axe du bien dans les enjeux et les modalités communautaires. La gouvernance communautaire tout comme l’économie communautaire et toutes les affaires communautaires ressortissent d’une démocratie propre qui dépend et de la spécificité culturelle et des niveaux d’évolution et de conscience individuels et collectifs. La démocratie communautaire a été repensée tant comme conception que comme pratique ( le temps des démocraties majeures ). On y distingue démocratie élective autour du repérage du Sens du bien commun, démocratie représentative autour de la construction des représentations collectives, la démocratie participative autour de la gestion des affaires communes.

Alors où est la post-démocratie? Elle est dans le dépassement impossible d’un niveau de conscience, le plafond de verre qui empêche de voir l’avenir de la démocratie en train d’émerger. La conscience communautaire, la complexité aussi des ensembles communautaires, le Sens du bien commun, la gouvernance communautaire et l’économie communautaire font partie des déploiements d’un paradigme communautaire émergent. L’au-delà du plafond de verre.

Il est vrai que les défauts de conscience laissent le champ à toutes les immaturités possibles et aux régressions constatées. Tant qu’on pense la démocratie mondiale comme celle d’un super Etat nation il ne peut en être autrement. Penser une communauté mondiale qui comme toute communauté est une communauté d’altérités (diversité, différences) et non pas une communauté de « mêmes » juridiquement  constitués, est la base d’une possible démocratie mondiale qui ne se substitue pas aux autres communautés. C’est ce que le « multilatéralisme » des Etats n’arrive pas à instaurer.

C’est donc ce plafond  de verre des consciences intellectuelles qui est le principal obstacle à la maturation de la démocratie plus que les seigneurs de la guerre économique qui occupent un terrain laissé vierge.

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Le Sens de la spéculation

Le Sens de la spéculation est celui d’un individualisme qui vise à capter les signes de valeur pour nourrir sa propre valeur. Le spéculateur n’a de cesse d’alimenter le puits sans fond d’une identité qui réclame de profiter toujours plus de ce qui l’environne, du monde et des autres. On sait que ce jeu entraine une addiction. Plus le spéculateur se rempli, gagne ou perd, plus il est à côté du sujet, plus il est vide et avide. En économie la spéculation vise à capter des signes de valeur, la monnaie ou tout ce qui fait signe, signes extérieurs de richesse; extérieurs justement, pas intérieurs. Le travail, comme toute activité humaine, peut être spéculateur; il ne compte alors que par ce qu’il permet de gagner, de prendre sur autrui, sur le bien commun. Le jeu de hasard est spéculation, miser, tenter le sort comme par un appât, le séduire en espérant obtenir un gain qui sera pris sur le monde extérieur. On sait que si le succès vient du fait de gagner, il ne satisfait pas le vide d’être qu’il faut remplir sans cesse jusqu’à plus soif? Mais la soif est inextinguible. Le sens de la spéculation est celui de la séduction, étymologiquement : détourner de son Sens. Il s’agit de donner à voir pour avoir l’autre, de capter son attention, son désir, se remplir de ce désir pour n’être rien au bout du compte comme Don Juan après toutes ses conquêtes. Combien de conquêtes, de captations, de captures? Histoires captivantes de nos enfances que le cinéma, la télévision, les médias ne cessent de nous livrer en nous séduisant. Le règne du paraître, du donné à voir, des jeux de signes et d’images, nous y somment plongés.

Le Sens de la spéculation, celui de la séduction, captation des signes est celui d’une position d’être, celle aussi de l’individualisme qui essaie de construire une individualité sans fondements autre que la capacité de capter, de prendre sur les autres, de briller, d’obtenir. Dès lors nos banquiers spéculateurs ne font qu’accomplir à leur échelle mondialisée le dessein de chacun qui se trouve engagé dans cette posture là. Ils ne font que révéler un courant de société où « personne n’a vu venir » les conséquences de ce qui était au fond si naturel : agir pour gagner plus. La crise est le signe d’une rupture par rapport à cela une mise en question  de cette logique, de la prévalence de ce Sens, une mise en question de l’individualisme radical. Avant  d’aller y voir de plus près il faut comprendre quelle est la position d’être inverse (la théorie des positions de vie est un apport majeur de l’humanisme méthodologique).

A l’opposé la position d’être est la participation à une réalité, réalisée en commun. On sort du face à face de l’individualité avec le monde et avec les autres, pour un côte à côte, un engagement partagé. Ici chacun y « met du sien » pour une réalisation commune dans laquelle il se retrouve et se construit lui-même. L’individualité est alors l’expression de cette participation au monde au lieu d’une captation. Relations de concourance, générosité de l’implication, sont générateurs de richesses communes. Il est vrai qu’à l’opposé d’un monde individualiste c’est ici un monde communautaire qui se déploie et non un monde collectiviste composé lui de collections d’individualités à normaliser. Le Sens du bien commun est celui de l’engagement commun et les valeurs communes en sont les indicateurs, ceux d’une échelle de valeurs des engagements, des participations et des fruits générés.

Cela ne nous est pas étranger mais les « calculs » spéculatifs, ceux des univers où ils ont été développés, notamment sur le plan intellectuel, ont privilégié un tout autre Sens, inverse, dont nous voyons les aboutissements possibles et la crise d’alerte salutaire.

Sur le plan économique on examinera trois aspects. L’opposition de deux Sens de la notion d’investissement, spéculatif ou industrieux. Ensuite l’implication de chacun au travers du travail et de son Sens dans l’une ou l’autre des logiques. Enfin l’opposition entre une économie forcément anonyme et par exemple systémique et une économie appropriée, pensée comme communautaire avec l’inversion entre elles deux du Sens des valeurs. Pour terminer il faudra dire un mot rapide sur la méthode qui pourrait favoriser le changement amorcé, ses conditions et les obstacles à lever.

L’investissement spéculatif. Investir, spéculativement parlant, c’est miser, placer sa mise sur le tapis, l’espace de jeu en espérant un gain rapide. Une affaire de coups et de martingales. La logique impose de ne considérer que les signes de gain et pas les signes de réalisation, de construction du bien commun. Pire il faut le fuir et ce n’est pas un hasard si un licenciement important ou la cession d’actifs productifs sont là de bons signes. L’important c’est la non implication dans le processus industrieux, industriel aussi. L’opposition spéculation / réalisations est radicale. Les signes de signes que sont les « produits dérivés » ont cet avantage de pousser plus loin la désaffection d’avec ce que d’autres appellent l’économie. Pour celle-ci, l’économie industrieuse, l’investissement est la mobilisation de ressources pour réaliser un bien commun. Un argument entendu c’est qu’il y a aurait une richesse créée par la spéculation. C’est faux il s’agit d’un amoncellement de signes de captation. C’est la consistance de la bulle spéculative. La tricherie vient du fait que c’est apparemment la même monnaie qui ferait l’équivalence, qui donne le change. La « mise » est soustraite à l’investissement industrieux et le gain est mobilisé pour la spéculation uniquement. Pourquoi confondre les deux types de signes. Pourquoi confondre des signes du Sens du bien commun, ceux d’une communauté de valeurs et des signes de valeur supposée universelle qui en font totalement abstraction. Il est vrai que les fondements épistémologiques de certain courant scientifique, économique notamment, privilégient un arbitraire du signe, valant par lui-même dans ses apparences mêmes, intellectuellement abstraites. A contrario la réalité est un construit et il n’y a de signes que comme expression du Sens dans un système de valeurs communes, dont communautaire.

Travail et spéculation.

Sur le plan économique il ne faut pas s’en tenir aux spéculateurs professionnels dont les échelles de valeurs sont auto légitimées et sans commune mesure avec celles de l’économie communautaire. Bien des entreprises s’abstrayant du bien commun et en ayant perdu le Sens, en viennent à croire que les gains spéculatifs sont meilleurs que les gains industrieux qui eux consomment des investissements. C’est dans la même comptabilité que les signes arbitraires de valeur et les signes de valeurs communautaires sont confondus. On a aussi une caractéristique du spéculatif c’est la sophistication intellectuelle qui masque les rationalités productrices derrière des modèles qui relèvent de la magie. Ca marche. Aucun expert ne peut-dire pourquoi se fiant seulement aux apparences. En France on parle des entreprises du CAC 40, l’instrument spéculatif est prix pour signe d’identité c’est dire. Les entreprises de « service public à la française » n’y échappent pas. C’est d’ailleurs une autre exemple de spéculation, l’intérêt des agents de la fonction publique comme substitut au bien commun. Plus généralement cette attitude qui consiste à travailler le moins possible, y mettre du sien le moins possible et rechercher les configurations qui vont permettre d’obtenir un gain maximum correspondent à des attitudes fréquentes que les syndicats favorisent ainsi que d’autres idéologies individualistes. Il faut noter que les corporatismes ont la même attitude consistant à tirer un maximum des ressources de la communauté pour le minimum d’implication. Le slogan « travailler plus pour gagner plus » s’y oppose dès lors que l’on entend par travailler y mettre du sien dans le service du bien commun pour partager les richesses produites en commun. Il est évident que le travail vu comme investissement spéculatif avec le minimum d’implication personnelle donne à cette formule un tout autre Sens.

Alors la spéculation économique? un miroir aux alouettes et les alouettes sont très nombreuses, les vedettes du CAC 40 et tous ceux qui communient dans la logique individualiste. A quand la redécouverte de l’économie communautaire?

L’économie communautaire. Lire

Le champ de la régulation des enjeux, des investissement, des valeurs est celui de la communauté, autour de son Sens du bien commun. On voit bien l’incohérence qu’il y a à vouloir traiter des problèmes spéculatifs apatrides tout en cherchant le Sens du bien commun et les moyens d’action et d’évaluation appropriés. Bien sûr, l’économie communautaire doit prendre en compte la complexité des ensembles communautaires, imposant de traiter les problèmes au bon niveau celui de la régulation communautaire. Le niveau familial en est un, celui des collectivités locales ou régionales un autre, celui du niveau national et des ensembles internationaux un autre encore. Il y a en a bien d’autres. Si on considère que l’économie est la production et l’échange de biens et services qui s’évaluent selon le Sens du bien commun, là où il n’y a pas de gouvernance communautaire il n’y a pas de possibilité d’évaluation commune. C’est le cas de communautés immatures comme de la communauté monde qui tente néanmoins de se constituer (G20) à l’occasion de cette crise. la crise de l’euro en est aussi un symptôme

La spéculation a besoin d’anonymat, de désimplication. Si elle est prise dans le colloque communautaire alors elle ne peut plus échapper à la question du bien commun et prétendre oeuvrer pour le bien de l’économie. Pour cela il faut que cette économie n’ait pas de voix communautaire. Cela tombe bien avec la pensée systémique. La croyance dans « le marché »  comme entité abstraite et au « système économique » comme entité « naturelle » met à l’abri de la responsabilité vis-à-vis du bien commun. La spéculation économique s’accommode particulièrement de l’élimination du champ communautaire de la pensée politique et économique, d’un espace où elle aurait des comptes à rendre. On voit bien l’intérêt d’un espace mondialisé pour échapper aux communautés nationales, surtout si elles mêmes évacuent les niveaux communautaires plus locaux. Alors faut-il en revenir au « protectionnisme ». C’est une vision régressive des communautés dont les caricatures permettent de défendre la science économique systémique facilement spéculative. Comme les communautés sont-elles mêmes prises dans des ensembles communautaires plus larges, il ne peut y avoir d’économie fermée mais il ne peut y avoir non plus d’économie extra-communautaire transparente aux biens communs. Donc pas de discussion économique en dehors d’une communauté de référence. Pas d’acteur économique qui ne se pose dans une communauté de référence, même multinationale. Dès lors chaque entreprise, chaque organisation économique a des comptes à rendre dans les espaces communautaires où elle agit selon les valeurs de chacun, différentes. Alors le politique retrouve son rôle de conduite du développement communautaire. Alors les valeurs communautaires donnent la mesure de toute activité économique qui n’a plus d’autre valeur d’échappement.

Comment renverser une tendance lourde qui malgré ses méfaits, bénéficie d’une « complicité » collective, de l’auto aveuglement associé et de la duplicité intellectuelle de bien des experts et des acteurs. Comme toujours le combat ne fait que conforter le problème. C’est le développement de l’économie communautaire qui est la bonne voie. Il y a de plus en plus d’intérêt pour la question du bien commun sans qu’on prenne garde que cela implique une communauté de bien. C’est là qu’il y a le plus gros travail conceptuel à réaliser pour refonder une vision des communautés humaines qui échappe aux spéculations intellectuelles où elle s’est enfermée quelques fois. Il y a ensuite à réviser la lecture des questions et des phénomènes économiques dans cette perspective. On verra comme cela comment la crise appelle ces analyses mais que l’offre conceptuelle est défaillante. Il suffirait bien souvent de se recentrer sur la ou les communautés concernées au lieu de discuter dans l’abstrait des systèmes de pensée actuels. Ensuite on en viendra à apprendre à se confronter avec l’élucidation du Sens du bien commun propre à chaque communauté selon sa culture, à ses valeurs et son échelle de valeurs et les critères qui lui sont propres. Enfin les modes de régulations communautaires viendront comme pratiques de gouvernance chacune selon la culture qui est la sienne.

Ainsi le paradigme communautaire, alternative au paradigme spéculatif individualiste, entraîne-t-il à réviser l’ensemble des affaires communes et leur gouvernance démocratique. Il ne s’agit pas de faire table rase de l’existant mais de le voir autrement pour agir autrement. Rien de plus difficile.

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Crise économique, quelques questions

La crise qui s’est déclarée fin 2008 est une manifestation de la mutation de civilisation qui est engagée. Comme avec la tectonique des plaques, des craquements se produisent qui déstabilisent les idées reçues. Le premier réflexe c’est de tenter de « rétablir les équilibres » ou de tout refaire comme avant. D’autres ont l’intuition qu’il faut faire autrement mais pour cela il faut penser autrement. Seulement il faut à la fois comprendre quelles sont les problématiques en jeu et disposer des moyens de les résoudre autrement.

J’ai proposé des analyses visant à mettre le doigt sur l’essentiel, les forces en jeu. En particulier j’ai mis en évidence trois ruptures qui se sont produites et qui mettent en mouvement des plaques de changement. Crise financière : trois repères

La fin de l’individualisme radical et l’emergence du Sens du bien commun comme critère de valeur et d’évaluation.

La fin de l’économie systémique qui suppose que ses lois sont celles d’un système global dont nous sommes les jouets et l’avènement de l’économie communautaire,  réappropriable par les acteurs à leur échelle.

La fin du découplage de la valeur et des valeurs, mesure de  toute chose en économie, avec les valeurs, qui se réfèrent au Sens du bien commun.

Ces problématiques ne sont pas facilement identifiables compte tenu du fait qu’elles bouleversent nos réflexes de pensée et d’action. Je les aborderai ici au travers de plusieurs problèmes.

La spéculation : On sent intuitivement que la spéculation des banques n’est pas cohérente avec l’intérêt de l’économie, de notre économie. Pourquoi? Qu’est ce qui les oppose? Quelles sont les incidences d’un discernement et d’un changement d’orientation dont même au plus haut niveau on perçoit la nécessité. Justement c’est la question de l’individualisme radical qui est en question, pas celui des banquiers seulement, mais celui des syndicats aussi, des corporatismes et de partis dont l’opposition à la spéculation ne dérange pas l’individualisme foncier.

La convergence des intérêts : « Ce qui est bon pour Général Motors est bon pour l’Amérique  » site l’auteur d’un article de slate.fr qui le paraphrase avec ce titre : « Ce qui est bon pour Renault n’est pas bon pour la France« . Mais l’intérêt de qui? Dans quel espace économique est-ce négociable? L’espace national où on tente de le traiter serait valide comme critère d’intérêts et invalide comme critère industriel. Il faut rétablir l’économie dans ses espaces communautaires, seuls lieux où, en référence au Sens du bien commun, on peut discuter des intérêts communs.

Les critères de valeur(s) dans l’économie : Ce qui vaut pour une communauté est appréciable par une échelle de valeurs commune (selon le Sens du bien commun). Ce qui vaut pour l’économie, du moins est-ce la doctrine dominante, se mesure à la valeur, comptablement, selon un étalon monétaire indépendant de toutes valeurs grâce aux rationalisations qui s’y sont exercés. On peut montrer que la notion de valeur ne vaut rien sans une référence implicite à des valeurs communes et que les valeurs peuvent parfaitement constituer des échelles de valeurs recherchées dans toute mesure d’intérêts et de productions. On s’intéresse à des critères communautaires nationaux autres que le PIB. mais c’est encore le Sens du bien commun qui permet d’établir les critères propres à chaque communauté.

J’ai forgé toutes sortes de conceptions et de méthodes pour une nouvelle perspective que cherchent vainement les experts et les politiques.

Par exemple le paradigme communautaire plaçant les communautés de vie et d’engagement comme seuls espaces de régulation accessibles,  seuls espaces ou des valeurs communes peuvent permette de mesurer les besoins et les contributions sur une même échelle, seuls espaces ou le développement économique participe au développement des membres et des acteurs.

La socio performance fournit des critères d’évaluation pour toute activité pour une communauté donnée.

La notion de valeurs qu’il faut référer au Sens du bien commun pour que cela vaille quelque chose humainement parlant.

Au travers de quelques articles  j’en donnerai un aperçu, en référence à des textes plus approfondis.

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Autorité et démocratie à la française

Une analyse de cohérences culturelles comme celle de la France déploie une problématique humaine singulière en plusieurs Sens que la carte de cohérences dessine. Chaque Sens correspond à une vision du monde et un mode d’existence qui permet de lire une logique historique, un caractère, un axe de projection dans l’avenir et toutes leurs conséquences dans les affaires communautaires. C’est donc à cette carte de cohérences schématique que l’on peut avoir recours pour redécouvrir les façons de comprendre une question telle que celles-là.

Culture française

Autorité et démocratie sont dans cette culture référés à l’ordre des choses.

Le Sens de la bonne foi donne à l’autorité un Sens d’authenticité (même étymologie), de fiabilité, de repère, gage de fidélité à la vérité aussi, l’autorité fait foi, c’est sa responsabilité. A l’inverse l’autorité est plutôt un titre, un artifice, une référence de convention, une formule pour imposer un ordre de substitution, un faux semblant de vérité. Par exemple l’autorité de l’Etat qui, quelques fois, substitue à la réalité vécue une norme administrative qui ne tiens pas compte du réel des choses et des gens. C’est le cas de tous ceux qui imposent un référentiel artificiel. Ce référentiel peut être administratif ou idéologique et même scientifique ou philosophique. Il y a beaucoup de corporations ou d’instances dont l’autorité est de cette nature et dont l’ordre devrait s’imposer à tous comme « l’autorité de la France » quelques fois. A contrario, même si elle constitue un repère c’est celui de la vérité, toujours en quête. Dans les quêtes du pouvoir l’autorité impose ses vérités opportunistes. On appelle ça cynisme aussi.

La démocratie, sur cet axe horizontal à gauche (de la carte), est l’expression d’une réalité collective, la manifestation d’un ordre commun, un témoignage du réel à partager. A l’inverse la démocratie est un prétexte, une mise en scène, pour établir un référentiel d’autorité artificiel. Il ne s’agit pas d’expression collective mais d’adoption collective d’un ordre préétabli. Les normes précèdent leur adoption et semblent ensuite émaner de la démocratie. Le système français est ici bien rodé et certaines conceptions de la république y trouvent leur source, pseudo démocratique donc.

Sur l’axe vertical en haut, l’autorité est porteuse de détermination, détentrice d’une volonté bonne et déterminée. Il s’agit donc d’un volontarisme qui entraine les bonnes volontés, un leadership si on le comprend comme cela. Celui qui porte cette détermination est dirigeant par l’exercice non d’un pouvoir mais d’un charisme et d’une capacité de tracer la voie. La démocratie est évidemment là participation à l’édification des enjeux communs, concernement de la communauté par ses affaires selon l’ordre déterminé.

A l’inverse l’autorité est source de ressentiment. Elle est identifiée au fait du prince et donc toujours à combattre pour y substituer celle du même type de ceux qui l’auraient vaincue. Le pathos révolutionnaire se nourrit là. On voit bien le rôle de la démocratie qui consisterai à substituer le bon vouloir du peuple à celui du prince. Le bon vouloir qui n’est pas la bonne volonté inverse est incarné par les représentants du peuple qui par définition démontrent que leur bon vouloir doit se substituer à l’autorité présente. Le pathos révolutionnaire est en marche et sans fin puisque la nouvelle autorité doit bien vite être déboulonnée ou décapitée plus symboliquement. La généralisation du libre bon vouloir généralise l’imposture et l’usurpation d’autorité et alimente la machine mortifère.

Il est intéressant de voir quels régimes d’autorité et de démocratie cela dessine dans les diagonales.

Dans le Sens du gauchissement le révolutionnaire ne s’embarrasse pas de vérité et impose ses simulacres jusqu’à être disqualifié à son tour. Cela devient une profession un statut. L’autorité doit s’imposer et utiliser le collectif comme moyen ou comme prétexte, c’est la démocratie dictatoriale, celle que chacun voit dans l’intention de tous les autres. Imaginons un parti fondé là-dessus (ou plusieurs) et l’atomisation qui le guette en permanence. Traditionnellement c’est la position des extrémismes, droite et gauche, en opposition radicale avec l’ordre juste.

A l’inverse donc, c’est le Sens du bien commun de la culture française et sa poursuite qui défini l’orde juste, la logique des bâtisseurs. L’autorité est celle qui incarne une démocratie, participative, par la justesse de ses analyses de la réalité, de la vérité, et la détermination de sa volonté. On ne peut pas ne pas voir comment cette position a été présente dans la dernière campagne présidentielle et comment elle suscite une réaction « révolutionnaire » qui conjugue ressentiment et mauvaise foi. Le lecteur appréciera l’analyse faite à ce sujet en 2006 : L’ordre juste ou la vertu française

En haut à droite, le Sens de l’arrogance est celui de l’élitisme aristocratique à la française, bien connu par les étrangers qui nous regardent. L’autorité est formelle  le produit d’artifices de sélection « démocratiques » comme le montrent nos Grandes écoles. C’est aussi d’actualité. Détermination certes, participation démocratique oui mais selon les règles édictées au mépris de la réalité et de la vérité. Jusque dans ses fondements philosophique, la Raison d’autorité, toujours contingente, est dite critère de vérité universelle qui s’impose à tous y compris évidemment à la démocratie. Un pays administré selon des règles formelles, juridico-administratives, techno-scientifiques, idéologiques et auto justificatrices. Voilà un visage bien connu de la France, aujourd’hui ébranlé.

Reste en bas à gauche avec le Sens de la militance une France émue et émouvante, touchée par des réalités négatives, et engagée dans la défense contre les pouvoirs mauvais (par définition). C’est à se demander si c’est l’animosité envers l’autorité et la frustration d’un libre bon vouloir  servent de détecteur des réalités difficiles ou l’inverse (démocratique veut dire chacun son bon vouloir). Cette autorité se fait volontiers « humanitaire », protestataire, alternative mais peu engagée dans la bonne volonté déterminée de construction du bien commun. Cela assure son audience et son succès émotionnel mais aussi son échec opérationnel durable lorsque agir c’est défaire.

Les vertus françaises des bâtisseurs d’ordre juste reconnaissent des personnages d’autorité qui ont joué leur rôle de repères et de dirigeants et aussi le concernement actif des populations. Il est vrai aussi que toutes les falsifications et les dénigrements n’ont pas manqué, ne manquent pas pour s’en prétendre garants.

Ce qui est vrai concernant la France l’est aussi pour tout ce qui s’y réfère, les organisations ou institutions françaises notamment. Cependant et c’est là la complexité des ensembles communautaires, en France, bien d’autres cultures ont cours. Chacun est traversé par cette diversité de cultures selon les milieux fréquentés. Aussi y a-t-il d’autres conceptions et pratiques de la démocratie et de l’autorité et il faudrait beaucoup d’arrogance pour penser qu’il n’existe que l’équation française en matière de « gouvernance ».

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Laïcité et signes religieux

Mon ami Jamel Gharbi, universitaire, m’a demandé d’apporter un éclairage sur ces questions de minarets, de burka, de voile, si actuelles et récurrentes, bref des manifestations publiques de signes (ou d’actes) religieux. Un pays aussi intelligent que le notre devrait manifester sa clairvoyance, fort de ses valeurs de laïcité. Ce n’est pas cela qui se manifeste le plus avec des débordements émotionnels et des déclarations définitives, menaçantes mêmes, qui tiennent lieu de réflexion. En fait il y a plusieurs Sens à la notion de laïcité qui mériteraient débat pour y voir clair dans les positions à tenir et les pro-positions à faire aux membres de la communauté nationale. Là aussi il y a un non dit qui craint d’être dévoilé, qui craint l’effort de discernement que le thème de laïcité positive a sollicité il y a peu. Une expression du promoteur de cette formule est de distinguer une laïcité qui s’oppose à toute religion et une laïcité qui accepte toutes les religions dès lors qu’elles respectent un pacte démocratique.

De fait comme tout concept il a plusieurs Sens (humains) qui varient selon les usages, les milieux, les intentions. Je souligne ici que l’Humanisme méthodologique est une anthropologie du Sens comme propre de l’homme et qu’ont été développées des méthodes d’élucidation des Sens, applicables aux concepts et leurs usages. C’est une telle analyse, réalisée il y a plus de 20 ans, que je vais utiliser ici. Un texte plus récent datant de l’affaire du voile en donne des indications plus approfondies avec l’exploration de la notion de spiritualité humaine : les Sens de la laïcité .

Comme pour l’identité nationale il y a un déni de réalité associée à une posture combative dénonciatrice. Le fait est que des gens comme Vincent Peillon sont caractéristiques du problème. Il a d’ailleurs piqué une crise (d’absentéïsme) Jeudi soir à la télévision (14 01 2010). Notons que c’est un spécialiste de la philosophie républicaine et fin connaisseur de Ferdinand Buisson qui aurait créé le substantif de laïcité. Il a d’ailleurs publié au Seuil il y a huit jours un livre intitulé « Une religion pour la République » et en 2008 « La Révolution française n’est pas terminée ».

La problématique passionnelle du 19 éme siècle et du début du 20 ème a mis le problème sous le tapis. Un de ses aspects est le projet toujours en vigueur d’éradication du christianisme et de toute religion quitte à y puiser ostensiblement ou discrètement des valeurs. Une laïcité de combat est aussi porteuse de l’ambition plus qu’ambigüe de créer une nouvelle religion rationaliste. Cela n’a jamais été un projet démocratique, ni explicite pour le grand public. C’est cela qu’il ne faudrait pas dévoiler avec le fait que l’identité nationale est radicalement incompatible et que tout signe religieux est par définition à bannir sauf ceux de la nouvelle religion. Pour ses tenants il n’y a pas de débat possible sauf à risquer le dévoilement, du fait aussi que cette conception de la république n’a rien à voir avec la démocratie.

Il faut dire cependant que sauf à être manichéen, cette critique ne sanctifie pas automatiquement ceux qui ne sont pas d’accord. Les combats de mauvaise foi n’ont pas manqué à l’époque ni aujourd’hui. Pour différentes raisons dont le mouvement du monde et l’émergence d’un nouveau discernement cette position est en crise, ce qui explique des symptômes de sociopathie ou encore l’adoption des pires positions culturelles (Cf  l’article : l’identité française).

Pour en revenir à la laïcité quatre Sens se dégagent schématiquement avec chacun un rapport aux signes religieux.

La laïcité libertaire : chacun fait ce qui lui plait sans contrainte spirituelle, tous les signes religieux sont permis. La liberté individuelle prime sur toute autre considération et notamment exclue le religieux de la vie communautaire pour préserver une neutralité du collectif afin de préserver la liberté individuelle. Les signes religieux sont disqualifiés de leur valeur symbolique, neutralisés en quelque sorte.

La laïcité sectaire : Il s’agit de l’imposition d’une norme antireligieuse, les signes religieux sont interdits. La conscience individuelle propre est disqualifiée lorsqu’elle ne se confond pas avec l’exercice d’une norme intellectuelle formelle de nature juridique, scientifique, administrative. Le rationalisme en a fourni largement les arguments.

La laïcité intégriste : Il s’agit de l’imposition d’une nouvelle religion sans Dieu. Les signes de cette religion laïque s’imposent dans un but d’emprise sur les esprits. En général des rituels et des signes religieux sont repris au nom d’un symbolisme des apparences conservant la lettre et en réïfiant l’esprit (confusion du symbolique et du magique).

La laïcité communautaire : Le Sens du bien commun est aussi le Sens de l’existence individuelle qui n’a d’autre lieu que la cité des hommes que chaque communauté de vie et d’engagement représente. Les signes y sont langage commun de co existence. Sous réserve de référence au Sens du bien commun, la libre expression individuelle s’exprime dans ce langage collectif. Ainsi les signes religieux doivent être « traduits », interprétés dans le langage communautaire, un langage des signes mais aussi des actes.

Dès lors, il est du ressort de chaque communauté (locale, institutionnelle, régionale, nationale etc.) de réguler les formes d’expressions, religieuses ou non, de ses membres. Si le Sens en est spirituel la forme en est culturelle. Peut-être conviendrait-il d’élucider le Sens spirituel des signes en débat avant de les traduire dans les formes culturelles appropriées et d’éviter de prendre la forme pour le Sens et tout Sens spirituel pour celui du bien commun.

Pour la laïcité communautaire l’espace public n’est rien d’autre que l’espace communautaire exigeant d’ailleurs d’intégrer la complexité des ensembles communautaires. L’Humanisme méthodologique propose avec le paradigme communautaire une nouvelle approche des questions de démocratie communautaire par exemple, fondée sur une théorie des communautés humaines.

De ces quatre versions de la laïcité les deux premières s’opposent comme les deux suivantes. La première et la dernière invoqueront la démocratie mais pas la même conception ni la même vision de l’homme. Les deux autres sont de logiques totalitaires. Elles n’ont pas intérêt à se dévoiler dans le contexte actuel et donc à accepter un débat public ou l’expression d’une libre conscience respectueuse des autres.

Est-ce au nom de la liberté de conscience, de l’égalité des droits, et de la fraternité nationale que Mr Peillon a agit et parlé jeudi soir?

Reste encore, pour les religions à savoir ce qu’est leur Sens du bien commun à toutes les échelles c’est-à-dire chaque communauté et distinguer ce qui est expression culturelle de ce qui veut être exprimé. La mutation du monde actuel repose d’une façon plus cruciale la question du statut des représentations. Cesser de leur donner un caractère sacré en soi autrement que par le Sens qu’elles expriment et dans la mesure où ce Sens est Sens du bien commun, d’un accomplissement communautaire des personnes humaines.

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L’identité française

Chaque communauté nationale est unique, singulière, originale. Humainement parlant elle est porteuse cependant d’une part d’humanité spécifique. Les français peuvent se retrouver dans la leur, inconsciemment le plus souvent, pour s’y identifier (j’en suis). Les autres humains aussi, même si cela ne leur est pas aussi familier. Certains viendront s’intégrer à cette familiarité parce qu’elle leur correspond, d’autres parce qu’ils s’y sont trouvés projetés. Inversement des français peuvent se retrouver dans d’autres cultures. Cela n’empêche pas que les français soient aussi selon le cas bretons, anglophones, musulmans, antillais, francs maçons, européens, fonctionnaires, jeunes et participent à de multiples autres communautés. S’identifier n’est pas se confondre.

Les deux premières difficultés sont d’une part la polysémie des racines culturelles de la nation française qui font que l’identification peut se faire en plusieurs Sens selon les moments, les groupes, les caractères et, d’autre part qu’ils se traduiront différemment selon les contextes et les conditions du passé, de l’actualité ou des mises en perspectives.

Il est donc important de repérer des grandes tendances qui traversent l’histoire et les questions d’ordre national françaises et ensuite de les décliner selon les domaines de référence que l’on veut envisager. En effet les termes dans lesquels s’exprime l’identité appartiennent au langage de chaque domaine, par exemple sportif, politique, historique, caractériel, imaginaire etc. Il y a donc des repères généraux qui s’attachent à identifier les tendances ou Sens profond de la culture française et des repères d’identité toujours circonstanciels ou contextuels. (Jamais figés). Il faudra choisir dans quels domaines on veut qualifier ce que peut être l’identité française, être français; l’universalisme est à ce titre  une clôture handicapante. En outre il n’y a pas de projet sans intention et c’est en tant que français que la question se pose du projet de qualification de l’identité nationale. Quel Sens de la culture française veut-on privilégier? Il faut le dire tout de suite toute culture a ses tares et ses vertus. Pour repérer et exercer ces dernières il faut choisir volontairement le Sens du bien commun de la culture française. C’est ce par quoi elle exerce ses vertus, cultive ses valeurs propres et progresse dans son accomplissement et son rayonnement.

Les conclusions présentées ici résultent d’une étude fondamentale, l’analyse de cohérences culturelles, une innovation conceptuelle et méthodologique de l’humanisme méthodologique que l’on pourra approfondir ici.

Ce qui est singulier dans la culture française c’est son « rapport à l’ordre« , sans doute inscrit dès les fondations et refondations de la France en tant que telle. Les rapports à cette problématique posent les différents Sens de cette culture et se traduisent en positions ou tendances qui portent le pire ou le meilleur. On commencera par considérer les deux défauts majeurs et les deux vertus inverses que révèlent l’analyse. Le schéma ci-dessous montre comment se distribuent ces tendances et ce qu’elles suggèrent comme principes culturels français.

Le Sens de la bonne foi ou de la mauvaise foi en rapport avec l’ordre des choses, la réalité, les structures, les hommes, posent une vertu et une des « tares » de la culture française.

D’un côté la considération des choses, le souci de vérité, d’authenticité, de reconnaissance de la nature des choses, s’oppose à une attitude de cynisme, de falsification, une substitution du discours, de formules, d’idéologies, d’une raison opportuniste à la réalité . Dans ce cas, la défiance systématique, l’artifice, l’abstraction du réel, le détournement du sujet prédominent. On y considère comme naïveté cette confiance dans l’ordre du réel, naturel et on en craint le risque de dévoilement. La vérité est déclarée mensonge et la perversion vertu d’habileté. Toute ressemblance…

Sur l’axe vertical figurent deux autres tendances qui structurent le champ culturel. D’un côté la « bonne volonté » qui consiste à rechercher le bien commun (de bonne ou mauvaise foi). Elle se traduit par une détermination à contribuer  au progrès des choses, à faire progresser l’ordre existant, à participer (démocratie participative?). A l’opposé le ressentiment est une attitude de critique systématique de l’ordre établi, de l’ordre des choses comme l’ordre public. il ne s’agit pas de contribuer à un nouvel ordre mais de s’opposer à tout ordre. Le côté révolutionnaire permanent s’exonérant de construire, ce qui est le fait de la vertu inverse.

Il est aisé alors de reconnaître quatre « postures » de français. Bonne volonté et mauvaise foi et c’est tout l’élitisme à la française qui y déploie ses « valeurs » et ses habiletés, l’élitisme intellectuelle aussi et ses formes de rationalisme notamment.

A l’inverse la vertu de bonne foi, associée au ressentiment et toute une militance critique qui ne cherche pas à construire se déploie. Réalisme mais pas de réelle bonne volonté.

Le pire est sans doute dans cette conjugaison des deux travers de mauvaise foi et de mauvaise volonté. Faut-il l’illustrer comme par exemple dans ces situations particulièrement ambigües de l’histoire. Elle servent à ériger en vertu ce qui en est quelque fois l’inverse. La vérité dite n’est pas la bonne et la critique sert plus à dénoncer qu’à construire. C’est une attitude très présente dans l’espace politique y compris à propos de l’identité nationale (cette analyse de cohérences culturelles date de trente ans et pas seulement de trente jours).

Le meilleur est la conjugaison des vertus de bonne foi et de bonne volonté. C’est ce qui détermine le Sens du bien commun et les valeurs propres à la culture française et aux français. Contribuer à l’éclairage de l’identité française sous son meilleur jour en rapport avec la réalité des français dans toute leur complexité est autre chose que de dénoncer le projet en déclarant que la question est réglée par des formules toutes faites. De même feindre de contribuer au projet en évitant le sujet réel (détournement, inversions de vérité, déni de réalité) ne vaut guère mieux. Le soupçon plutôt que la collaboration face à une réalité complexe n’est pas non plus recommandable. Ce sont là des traits de la culture française mais l’identité française que l’on peut désirer renouveler  pour rassembler et remobiliser le meilleur des français est plutôt dans la conjugaison des vertus françaises.

L’ordre juste, poursuivi et recherché a été il y a peu une expression dans laquelle les français peuvent se reconnaître. Des candidats à la présidence de la république s’y sont référé dans leur meilleur élan. Postures artificielles ou ressentiment récurent sont aussi un trait de la culture française mais peu constructif. L’article en lien rappelle ce qu’il en a été.

Fier et franc, en écho (les deux auraient même racine), fierté de participation à une oeuvre de valeur pour la communauté – la bonne volonté; franchise d’un rapport direct au choses au monde. à l’inverse le ressentiment baigne dans la disqualification permanente, la mauvaise foi se nourrit de leurres et de substituts artificiels, de faux semblants.

Alors où sont les valeurs républicaines liberté, égalité, fraternité? Leur universalité en fait des valeurs anthropologiques générales et non spécialement culturelles. Il est particulièrement arrogant de se les approprier pour identifier la France d’autant plus qu’elle n’en possède ni l’origine ni l’exemplarité. Mais il y a sans doute une ambition cachée derrière cette prétention (non pas de s’y référer mais de s’y identifier). C’est ce qu’il ne faudrait pas risquer de dévoiler par un débat public sur l’identité.

Reconnaitre la complexité et la difficulté de l’identification commune des français dans le mouvement du monde actuel et les échos de l’histoire est sans doute pour les français un enjeu de progrès  important. Comme pour tout enjeu de cet ordre les différents traits sont exprimés comme autant de manifestations d’identité possibles. Mais l’identité des français à privilégier est celle qui exprime le Sens du bien commun en reliant les réalités historiques, l’actualité commune et aussi une ambition, un désir, une aspiration partagée de bonne foi et de bonne volonté. C’est valable pour tous les français de toutes origines et de toutes conditions. il y en a certainement de multiples illustrations auxquelles s’identifier ensemble. Voilà l’intérêt d’une concertation publique sur la question.

A titre indicatif, tous les grandes références historiques peuvent être lues selon chacun des Sens de la culture française pour en identifier les tendances en jeu et repérer l’issue et ce que pouvait être le Sens du bien commun et ses références pour une identification renouvelée.

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Identité nationale : le concept

Il y a l’identité d’une communauté et la nation comme cas particulier, différente des régions ou des communautés internationales comme l’Europe. On se place à priori dans le cadre des communautés territoriales mais il y a d’autres cas tels que le territoire n’est pas le déterminant et même fait problème. Citons les Kurdes par exemple.

Les communautés humaines sont des communautés de personnes et pas des collections d’objets ou d’entités juridiques ou administratives. L’Etat n’est pas la Nation, une collection d’individus réunis par des liaisons formelles ou matérielles n’est pas une communauté humaine (La solidarité des choses n’est pas la fraternité des hommes, et qui d’autre?). Les communautés humaines posent la question du rapport entre des personnes humaines et leurs communautés. Unité de la personne et diversité de ses implications communautaires, unité de la communauté et multiplicité de ses membres. Une nouvelle théorie des communautés humaines pose qu’elles sont des phénomènes de nature humaine. Selon la conception de l’homme on conçoit la communauté et selon la conception de la communauté c’est de la vision de l’homme qu’il s’agit implicitement. C’est bien l’enjeu fondamental de la crise identitaire française et du débat sur l’identité nationale (être français).

La problématique identitaire d’une communauté, nationale par exemple, pose le problème fondamental de l’unité et de la multiplicité. On verra que son oubli transforme le débat en bavardage ou en détournement du sujet.

Passons en revue une série de problèmes à résoudre.

L’unité et la multiplicité des positions culturelles d’une même communauté. Comme les personnes, elles ont des tendances contradictoires et pourtant en quête d’une meilleure position, qu’on appellera le Sens du bien commun. A contrario on identifiera une communauté à l’une de ses positions telle qu’elle est à un moment donné ou telle qu’on veut la voir, monolithique.

La singularité et la variété des expressions. Une autre multiplicité est celle des conditions historiques ou bien circonstancielles qui se traduisent par des comportements, des discours, des choix d’identification différents. Savoir conjuguer la singularité, l’originalité avec le changement des circonstances et donc une pluralité identitaire, est un acte de maturité. Réduire l’identité à une forme figée est une aliénation. Un exemple l’universalité  figée sans l’originalité avec d’ailleurs un trafic sur les origines (table rase) et indépendante des circonstances.

La cohérence et la variété des référents identitaires. Si l’unité est renforcée par le choix d’un Sens, celui du bien commun, alors comment cela se traduit-il pour identifier la communauté ou s’y identifier? Il y a trois dimensions complémentaires et indispensables. La dimension rétrospective de partage de références du passé et leurs mises en valeurs avec une interprétation des origines. D’où venons nous? La dimension introspective avec les qualités de caractère que l’on se reconnait ou qu’on nous reconnait. Qui sommes nous? la dimension prospective avec les projections dans l’avenir et selon les différents horizons internes et externes. Qui voulons nous devenir? L’articulation des trois est indispensable. L’oubli d’une seul et c’est l’identité qui devient un problème. Racines sans avenir, utopies narcissiques sans racines, auto-centration close, absence d’humanité collective. Bien des moyens de figer ou de stériliser une communauté par une identité défaillante. A lire identité prospective

Permanence et variabilité. l’identité est un moyen d’assurer la conscience d’un soi durable ou celle des autres. La permanence  réclame des fondements atemporels une transcendance que la théorie du Sens de l’Humanisme méthodologique va éclairer. Permanence communautaire (des siècles ou des millénaires parfois), diversité des positions selon les époques mais variation des conditions et circonstances qui donnent à l’identité des visages changeants. Figer ceux-ci c’est tuer la vie ou l’humanité singulière de la communauté. Enfermer l’identité dans une définition définitive y contribue.

Rassemblement et diversité. Une communauté rassemble des personnes humaines. Ce ne sont pas des clones mais des personnes appelées à plus d’autonomie  selon leurs trajectoires propres. La communauté engagée dans le Sens du bien commun les rassemble dans un mouvement de développement, de civilisation, qui n’est autres que l’exercice et la recherche de cette autonomie, « d’empowerment ». On peut d’ailleurs faire un parallèle entre l’évolution des personnes et de la communauté et leur empowerment réciproque. A quoi sert l’éducation  nationale par exemple lorsqu’elle a une vocation éducative (et pas normative ou conformative). L’identité de la communauté renvoie à l’identité de ses membres tous caractérisés par leur originalité, leur singularité, fusse-t-elle d’origines, de cultures, de religions, de genres, de caractéristiques physiques, comportementales, mentales ou affectives. C’est d’une diversité « d’altérités » que se construit une communauté majeure, progressivement, et pas une collection de « mêmes », uniformes. La ressemblance que procure l’implication dans une même communauté de devenir n’exclue pas, bien au contraire, la singularité, unique, de chacun. Mais pour cela il faut avoir une conception de l’homme qui manque cruellement aux matérialistes et aux rationalistes.

Enfin l’identité communautaire va avec la multiplicité des communautés. L’identité de l’une suppose l’existence des autres, non pas comme des « individualités » isolées, des électrons libres mais comme des altérités communautaires, formant à leur tour d’autres communautés. Qui ne voit, à part les aveugles volontaires, qu’une communauté nationale est faite de communautés multiples. Cela ne porte pas atteinte à son unité mais la constitue. De même, cette communauté nationale ne peut pas, sauf défaillance régressive, ne pas se reconnaitre dans une ou des communautés plus larges. A quoi sert l’Europe, la communauté européenne? Seulement, une communauté nationale abrite aussi des communautés qui traversent ses frontières, identitaires mêmes. Par exemple la communauté des chercheurs se retrouve bien à sa manière en France et ailleurs aussi. Internet fait exploser ce potentiel de constitution de communautés dont certaines durables, ce qui n’empêche pas les autres communautés de perdurer. On voit bien que le réductionnisme étatique, nationaliste, sur les plans juridiques, économiques, culturels ou autres sont remis en question. De même une communauté nationale est impliquée dans de multiples communautés multi ou transnationales dont on voit la nécessité, la complexité et la richesse à l’heure de la mondialisation.

Comment la Chine et les pays émergents font-ils pour se développer aussi vite sinon en s’inscrivant dans ces communautés transnationales. Pendant ce temps d’autres construisent des murs et veulent figer dans le marbre, ou le fronton des édifices publics, l’identité de leur pays.

Mais alors cet enchevêtrement de communautés de personnes et aussi, souvent, de communautés de communautés, amène à considérer que les personnes constituent ou participent à plusieurs communautés, de façon stable ou volatile, pour une raison ou une autre, une part de vie et une autre. l’identification fixée définitivement d’une personne et d’une communauté est une conception archaïque. L’évolution des personnes et des communautés vers plus d’autonomie amène à considérer que la participation à une communauté est affaire de vocation de celle-ci et d’accomplissement des celles-là.

Avec la mutation de civilisation qui ébranle les certitudes et les fixations pathologiques, les personnes s’engagent ou se trouvent engagées dans plusieurs communautés. Elle y réalisent leur existence et leurs enjeux en rapport avec le Sens du bien commun propre à chacune.

Alors le concept d’identité nationale? La complexité, maintenant abordée pour se débarasser des simplismes et des détournements du sujet communautaire, permet de reprendre la question sous trois angles.

Les communautés humaines comme les nations sont faites d’humanité et rien d’autre et leurs enjeux identitaires sont des enjeux individuels et collectifs qui débordent la seule communauté nationale.

Les nations sont des communautés particulières où se jouent sans doute des questions de vie ou de mort et ce qui se passe entre les deux, chacune à sa manière.

L’identité nationale est une question qui renvoie le pays à sa singularité, sa vocation, ses origines, son histoire, son ambition, ses qualités et ses valeurs (communautaires), son rôle dans un monde en mutation. C’est l’occasion d’un recentrage, d’un repositionement et pourquoi pas d’un redéploiement d’une renaissance pour de nouvelles ambitions à partager.

Qu’on est loin des critiques qui ont pour effet sinon pour but d’évacuer tout cela. Mais qui ne veut pas grandir dans ce pays? Ceux qui sont trop grands déjà et qui se croient détenteurs de l’universel?

Toute cette complexité va devoir s’approfondir pour certains avec une série d’articles destinés à poser plus rigoureusement les problématiques et apporter les réponses de l’humanisme méthodologique que l’on confrontera à d’autres le cas échéant. Elle va devoir se traduire dans la singularité d’un cas, l’identité française. Pour cela un prochain article s’appuiera sur une « étude de cohérence culturelle » réalisée dès 1981 et publiée il y a peu.

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Identité nationale : la méthode

Pour s’interroger sur l’identité nationale française, la raison voudrait que l’on précise d’abord ce qu’est une identité nationale. On peut se demander pourquoi cette question ne semble pas posée, notamment par les intellectuels. Y aurait-il encore anguille sous roche, au coeur même des sciences humaines? Probablement.

Problématiser la question est le BA BA d’une démarche rigoureuse. De quoi s’agit-il? d’identité nationale. Il faut donc explorer cette notion, si complexe, à propos de laquelle on entend balivernes et stupidités. Ensuite l’identité nationale française comment la connaître? Enfin la situation actuelle qui sera sans doute éclairée par ce qui précède pour situer la crise d’identité et son dépassement possible.

De là sans doute des enseignements à tirer d’abord pour les français de différentes origines et de différentes situations culturelles, géographiques, religieuses. Le rétablissement d’une vision mature ne peut qu’être source de motivation et d’enthousiasme pour l’avenir. Ensuite ces enseignements seront utiles pour nos partenaires des autres nations en Europe déjà et partout ailleurs. Une réparation de certains liens historiques a plus de chance de réussir que les refoulements et diversions habituelles.

Connais- toi toi-même vaut pour les nations avec tous les bénéfices qu’on peut en attendre. Pour cela il faut cesser de détourner le sujet et même de barrer sa connaissance au non d’une idéologie pathogène.

L’Humanisme méthodologique apporte des éclairages très nouveaux à ce propos et en passant en revue les différents aspects de la problématique un lien sera fait avec des articles spécialisés eux-mêmes en lien avec des textes et des travaux disponibles.

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L’identité nationale : la crise

Le débat sur l’identité nationale est symptomatique de la problématique identitaire de la France. Les uns constatent qu’il y a un problème les autres crient au fascisme et sortent leur joker : La République et ses valeurs universelles. Au lieu de débattre du sujet lui-même il y a détournement du sujet. Le débat devient objet du débat.

Cette situation révèle une sorte de pathologie nationale dont le traumatisme originaire est ancien. Il a conduit à établir un système de défense socio-psychique fondé sur « l’évacuation du sujet » humain, personnes et communautés. A la place un individu conçu comme entité juridique en dépendance totale d’une incarnation du collectif : l’Etat qui établi le lien social, au nom d’un principe sacré, la République et ses valeurs universelles. Il y a, depuis la Révolution française une pathologie identitaire dans ce pays et la crise qui se manifeste peut être un signe de guérison si une parole se dit publiquement. La question reste encore dans le non dit. Certains voudraient bien le maintenir en cultivant un goût du secret pour des choses essentielles et de l’invective si cela venait à se savoir. Il y en a à gauche et il y en a à droite.

A titre d’exemple de l’ambiguïté entretenue, ceux qui sacralisent la République n’ont pas réputation à être très accueillants à l’Islam et ils soupçonnent en même temps les autres qui donne la parole aux musulmans comme les autres, de vouloir le stigmatiser. Autre contradiction on nous affirme que l’identité française est bien connue (circulez il n’y a rien à voir) identifiée aux valeurs universelles de la République. En réalité cette conception fantasmatique de la République, inadéquate, est incompatible avec la notion même d’identité nationale, par anti-communautarisme sans doute. Le niveau d’abréaction émotionnelle, la contradiction patente, l’incapacité à voir l’incohérence du discours, associé à la violence de l’insulte, c’est évidemment symptomatique.

La pathologie mentale n’exclue pas une résolution skyzoïde alliant un discours négateur avec une expérience de vie plus consistante. Si la voie d’une anamnèse pour discerner la diversité des logiques en jeu au moment de la « crise de liberté » historique serait salutaire, une autre voie, plus directe, apporterait une confortation identitaire nationale bien utile au moment où il faut partager l’aventure d’une mutation de civilisation avec les autres nations, d’autres cultures et d’autres identités. C’est là que l’Humanisme méthodologique apporte des réponses nouvelles susceptibles de favoriser un progrès de conscience et de pratiques.

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Bienvenue et bonne année 2010 !

Ce blog est destiné à témoigner de ce qu’est l’Humanisme Méthodologique au travers des nouvelles cohérences proposées en ce temps de crises et de mutation. Il est partagé en trois parties principales :

– l’actualité avec des réactions à chaud avec des analyses et des mises en perspective

– des thématiques plus construites basées sur des conceptions et des propositions tout à fait neuves

– des fondements théoriques et philosophiques à la racine des nouvelles propositions

Ces témoignages rendent compte de l’expérience singulière d’une pensée toujours en création, celle de l’auteur et celle des commentateurs, celle des contributeurs et celle des utilisateurs.

Il faudra un peu de temps pour mettre tout cela en place, très prochainement.

Un premier thème d’actualité portera sur l’identité nationale en croisant les trois niveaux d’approfondissement : l’actualité, les problématiques, les fondements.

A très bientôt

Roger Nifle

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